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Auteur, Naturopathe et Sexothérapeute. Thérapie de la relation 06.85.39.70.83

Ce qui est essentiel

Virginie Ollivier

Virginie Ollivier

Aujourd’hui nous sommes, mais demain ?

Nous articulons notre existence autour de croyances ou de but. Souvent persuadés de nos bons droits, de nos besoins, d’une vérité qui nous est propre, une vérité que nous avons construite comme un château, pierre par pierre, récoltées ici et là toute au long de nos parcours de vie. Cette construction nous pouvons mettre des années à la réaliser, parfois même toute une vie. Elle suit un idéal, c’est ce que Miguel Ruiz appelle le « rêve ». Ce rêve a été formé par notre éducation, nos relations,  nos rebellions, nos idéaux, auxquels souvent nous nous attachons. Parfois même au-delà de la raison juste afin de prouver que Nous avons raison. Ne pas remettre notre petit moi en question, ne pas contredire nos projets, ne pas passer pour un con.

Alors nous nous acharnons à trouver toutes les preuves nécessaires pour valider nos croyances, notre rêve.

Il est difficile de contredire ce flux, la plupart du temps il faut une « catastrophe », maladie, séparation, dépression, accident, ou autres. Une mort de l’ego qui déjoue nos plans conscients. Notre château n’était fait que de cartes, une brise légère que nous prenons pour une tornade, vient de le mettre à terre.

C’est à ce moment précis, lorsque nous touchons le fond, lorsqu’une part de nous meurt vraiment que nous pouvons observer que nous sommes plus que ce que nous avions imaginé. Nous remettre en question. Là, lorsque tout est nu, déconstruit, lorsque nous ne savons plus qui nous sommes, ce que nous sommes, pourquoi nous sommes, là dans l’acceptation de ce rien, l’Homme, l’Humain touche le Divin.

Nous touchons à notre insignifiance, à notre petitesse, à nos maladresses, nous prenons conscience. Nous prenons conscience que quelque chose de plus grand  que nous existe, que nous ne sommes pas le centre du monde, que nous nous prenons pour Dieu, que nos idéologies ne sont qu’une infime partie d’un tout bien plus vaste. Des idéologies de grains de sable.

C’est précisément dans cet instant que nous intégrons la valeur signifiante des émotions. L’information de la douleur fait grandir.

Combien de fois ai-je entendu « Je ne me suis pas écouté. Je croyais que ça allait marcher, mais une petite voix me disait le contraire. J’avais mal mais je continuais quand même… » Les signes sont présents, mais nous ne nous écoutons pas. Nous forçons. Par et pour l’idéologie. Le mental veut avoir raison.

Accepter de mourir à nos certitudes est la solution. Cet endroit est un endroit merveilleux s’il est accepté. Il permet d’ouvrir des portes.

Lorsque nous cessons la maîtrise, le contrôle, lorsque nous acceptons ce qui vient, lorsque nous oublions ce que nous pensons vouloir pour ouvrir la porte à ce qui est là, ce qui est « bon », « juste », « vrai », pour nous dans ce que la vie nous propose, nous réalisons que la vie peut aussi nous proposer de tout déconstruire. C’est une aubaine ! S’acharner à vouloir garder un présent sécurisant pour ne pas franchir une zone de turbulences, nous sclérose. L’émotion nous informe.

Accepter la tempête, accepter de tomber, accepter de mourir à ce que nous pensons être.

Nous ne sommes rien.                                   

Nous sommes tout.

La liberté c’est ressentir et vivre ce que nos émotions vives, brûlantes, profondes respirent.

L’Homme se réinvente chaque jour, il apprend par l’expérience. L’inertie, les certitudes sont le contraire du mouvement et de l’évolution.

Observons nos dogmes, observons nos freins, observons nos certitudes, observons et acceptons. Ce n’est pas ce qui nous défini pour toujours, c’est ce qui nous défini dans l’instant. Juste une facette à intégrer. L’Humain est mouvance. 

La vie est respiration, un inspire et un expire, du plein et du vide, l’aspect paradoxal est le propre de l’existence. Le jour et la nuit, le Yin et le Yang, consentir à vivre une expérience dite négative est en soi quelque chose de positif. C’est la loi de l’effort inverse.

Ce qui est essentiel c’est la respiration

Virginie Ollivier

 

Ce qui est essentiel ne peut absolument pas se construire autour d’une idéologie.

Krishnamurti

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