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Virginie Ollivier

Auteur, Naturopathe et Sexothérapeute. Thérapie de la relation 06.85.39.70.83

Connaitre et explorer son clitoris.

Dans la tradition chrétienne, les plaisirs de la chair sentent le soufre et les femmes en sont particulièrement extraites.

“La nature a déposé une bête dans leurs parties intimes, un organe que les hommes ne possèdent pas” Rabelais

 

Et si tu commençais par une petite vidéo?

La science n’a jamais été à l’aise avec le clitoris.

Après tout la finalité biologique du sexe n’est-elle pas la reproduction?

Pourtant le clitoris n’a pas toujours été ignoré. Quand les savants pensaient qu’il œuvrait à la bonne fertilité des femmes, ils lui prêtaient toutes les vertus.

Vers -300, le père de la médecine Hippocrate, croyait que les femmes aussi avaient du sperme (la cyprine) et qu’elles devaient avoir un orgasme pour en produire et ainsi être enceinte. Il avait compris qu’il jouait un rôle primordial dans la reproduction et avança l'hypothèse que pour faire des enfants il fallait alors qu’elles éprouvent du plaisir et le clitoris était le moyen le plus simple d’y parvenir. Hippocrate le surnommait “Le serviteur de ses hôtes”.

Cette théorie eut une longue vie. Ainsi au moyen âge malgré la profonde méfiance de l’église pour tout ce qui touchait au plaisir, les médecins proposaient des traitements inattendus, comme s’enduire les doigts d’huile parfumée et frotter la vulve de mouvements circulaires. Si on en croit les auteurs de l’époque comme Boccaccio l’appétit des femmes pour le sexe était bien supérieur à celui des hommes. De Rome à Londres, les hommes étaient “Logiques” et les femmes “Lubriques”.

 

En 1559, un anatomiste italien Realdo Colombo qui enseigne la chirurgie à l’université de Padoue en Italie publie un ouvrage intitulé “De re anatomia” dans lequel il décrit le clitoris avec passion,  “le siège du plaisir féminin”, “un organe si joli et si inutile”: Amor Veneris”. (l’amour à venir)

Son successeur à Padoue Gabriele Falloppio (qui donnera son nom aux trompes de Fallope) affirme qu’il était le premier à découvrir le clitoris en 1561.

 

A la même époque leur maître anatomiste Vesalius, décrit les organes reproducteurs des femmes, mais est opposé à la normalité du clitoris, qu’il attribue à une déformation hermaphrodite. Vesalius est resté dans l’histoire et le travail de Colombo a totalement disparu.

Cent ans plus tard l’anatomiste néerlandais Reiner de Graaf a cru être le premier à se pencher sur la question. Il souligne l’importance de l’organe, convaincu que sans les plaisirs du clitoris, aucune femme n’accepterait de faire des enfants.

Et pourtant pendant 200 ans le clitoris retombe dans l’oubli.

En 1844 l’allemand  Georg Ludwig Kobelt, professeur d’anatomie à l’université de Fribourg-en-Brisgau, le déflore enfin publiant “De l’appareil du sens génital des deux sexes dans l’espèce humaine et chez quelques mammifères” où il décrit avec précision et une série d’excellents dessins, les deux sexes, dont le clitoris, y compris ses ligaments suspenseurs.

Clitoris disséqué par Kobelt en 1844.jpg

Clitoris disséqué par Kobelt en 1844.jpg

Désormais la médecine ne peut plus l’ignorer. D’ailleurs des illustrations plus ou moins fantaisistes commencent à apparaître dans les livres d’anatomie.

Au 19ème siècle le lesbianisme et la nymphomanie sont considérés comme des maladies. Quant à la masturbation elle provoque la jaunisse, la cécité, voire même une mort prématurée. Les médecins sont persuadés que l’excitation sexuelle détruit l’équilibre mental des femmes. Soucieux de trouver une origine à ses maux ils jettent le blâme sur le clitoris. En 1865, le président de la British medical society, soupçonne le clitoris d’être responsable de l’hystérie, de l'épilepsie et d’autres formes de folie. Le traitement qu’il préconise est redoutablement efficace: L’ablation du clitoris pour soulager la nervosité. Ses pratiques furent contestées par ses pairs et il fut contraint de démissionner. Malheureusement ses méthodes ne disparurent pas pour autant et des centaines de femmes furent ainsi mutilées jusqu’aux années vingt. Et encore aujourd'hui dans certaines contrées. 

Contre l'excision

Contre l'excision

Toutes les bonnes choses ont une fin. En 1875, Édouard Van Beneden dévoile les mécanismes de la reproduction et déclare le clitoris inutile à la reproduction.

Exit Le Clitoris.

 

Quelques années plus tard en 1905, Freud propose une nouvelle théorie. Il admet l’importance de l’orgasme, mais déclare l’orgasme clitoridien “infantile”. Il pense qu’une femme doit pouvoir transférer ses orgasmes du clitoris vers le vagin. Si elles n’y parviennent pas elles sont alors considérées comme immatures.

 

En 1954, Kinsey et son équipe se sont penchés sur les orgasmes féminins (clitoridien et vaginal). Leurs recherches ont clarifié certaines choses. La conclusion de cette étude a permis de redonner au clitoris ses lettres de noblesse.

 

En 1900 le clitoris figure bien dans la Bible des chirurgiens. Mais dans l’édition de 1945 il a de nouveau disparu.

En 1998 O’Connell, urologue au Royal Melbourne Hospital, exhume les travaux des scientifiques qui l’ont précédé et affronte le grand public et la communauté scientifique. Elle publie un article “Anatomical relationship between uretha and

clitoris”, où elle redécouvre et approfondit les travaux oubliés du Dr Kobelt. Ces nouvelles notions anatomiques  remettent en cause la classification fort décriée entre “clitoridienne” et “vaginale” car la stimulation vaginale entraînerait automatiquement une stimulation des bras profonds du clitoris.

 

En 2016, la chercheuse française en sociologie des science et vulgarisation scientifique Odile Fillod crée une représentation en trois dimensions de l’organe bulbo-clitoridien.

Clitoris Odile Fillod

Clitoris Odile Fillod

S’appuyant sur la littérature scientifique disponible, elle réalise un premier modèle avec l’aide du Fab-Lab, carrefour numérique de la Cité des Sciences.

L’objet est d’abord destiné à apparaître dans une vidéo pédagogique “Matilda” au sein des cours de Sciences et Vie de la Terre.

Par la suite, Odile Fillod met à disposition le fichier permettant la reproduction du modèle par imprimante 3D. Son intention est de favoriser une représentation égalitaire des corps et des sexualités.

En 2017 en France, le clitoris est enfin correctement représenté dans un manuel scolaire aux Editions Magnard.

 

Encore aujourd’hui le clitoris est souvent le grand absent des planches anatomiques.

Il est donc tentant de croire que le clitoris a été victime de discrimination.

Le joyau de la couronne est le gland féminin, le clitoris. Contrairement au pénis il se gonfle vers l’intérieur et semble à première vue tout petit. Lorsqu’on le considère dans son intégralité, il est composé de pas moins de dix-huit éléments différents. Le clitoris n’est pas qu’un petit bouton. Il est bien plus grand qu’on ne le pense. Sa partie visible se situe au sommet des petites lèvres, où il forme une proéminence de 7

à 10 millimètres de diamètre. Il se prolonge par deux racines de dix centimètres qui entourent le vagin et l’urètre féminin, qui se rejoignent ainsi pour former la partie visible.

Cet organe joue un rôle important dans l'excitation sexuelle et le comportement de reproduction (on oublie cette fonction bien trop souvent), participant en particulier au désir sexuel et à l’orgasme. Au bout du clitoris se trouve un gland qui ressemble, en miniature au gland masculin. Il est aussi sensible, sinon plus, puisqu’il possède trois fois plus de terminaisons nerveuses que le gland d’un pénis.

Clitoris et pénis

Clitoris et pénis

Le corps de l’organe remonte sur le capuchon puis se recourbe et se scinde en deux longues racines qui se prolongent le long de l’os pubien.

Le clitoris possède une vascularisation abondante qui le rend érectile. C’est également l’organe le plus sensible qu’on puisse trouver chez la femme. Lorsqu'il est stimulé, il déclenche une ouverture et une lubrification du vagin.

La physiologie détaillée du clitoris est actuellement mal connue.

Les réaction physiologiques du clitoris dépendent du système nerveux autonome qui est activé par les stimulus sexuels. Le système nerveux sympathique entraîne une constriction des vaisseaux sanguins du clitoris, tandis que le système nerveux parasympathique entraîne la dilatation de ces vaisseaux.

L’engorgement durant l’excitation sexuelle provoque la dilatation des parties internes et externes du clitoris. Durant l’intumescence, le clitoris est plus sensible aux stimulus érotiques.

1 Prépuce - 2 Gland

1 Prépuce - 2 Gland

Chez les mammifères (y compris ceux à œstrus), la période d’excitation de la femelle en relation avec son ovulation s’accompagne d’une émission de phéromones rendant la région génitale attractive. L’attrait de ces phéromones ayant rapproché le mâle (parfois de très loin) celui-ci y porte sa langue pour récupérer les informations phéromonales. Léchant la région génitale, il lèche le clitoris et l’effet provoqué favorise, par intumescence des bulbes du vestibule, l’ouverture du vagin que le mâle pourra alors pénétrer.

 

Quand le clitoris est excité, le sang afflue, l’organe double de volume, se tend et se raidit, comme c’est le cas lors d’une érection masculine. Ce n’est pas qu'un simple petit bouton qui dépasse, caché sous deux grandes lèvres. Le clitoris est bien plus que ça. Il est en fait, chez la femme, l’homologue du pénis chez l’homme. Comme lui, il se gorge de sang; comme lui, il fait l’objet d'érections. Il est au cœur même du plaisir féminin. Après l’orgasme ses muscles ne se relâchent pas de la même façon et c’est l’une des raisons pour lesquelles les femmes peuvent avoir des orgasmes à répétition.

Chez les mammifères (je vous rappelle que nous en sommes), le clitoris et le pénis ont une fonction importante dans le comportement de reproduction. Les récepteurs sensoriels clitoridien et péniens transmettent les sensations de la copulation vers le système de récompense, ce qui favorise le développement de la motivation sexuelle.

 

Seulement 30% des femmes ont un orgasmes lors de la pénétration, le clitoris serait-il le sésame à l’orgasme vaginal?

 

Le clitoris joue son rôle dans l’orgasme, car s’il en est absent ce dernier n’a pas lieu. Si le vagin y participe il doit être de

quelques manières, associé avec la stimulation du clitoris ou bien encore une fois il n’y a pas d’orgasme.

Ainsi, la plupart des femmes atteignent l’orgasme par caresses et stimulations du clitoris. Lors de la masturbation féminine, seules 5% des femmes touchent leurs parois vaginales.

 

Chez l’être humain, les chercheurs Masters et Johnson ont observé et mesuré avec des appareils spécialisés plus de 10000 réponses sexuelles auprès de 694 femmes et hommes. Ils ont montré que le clitoris de la femme et le pénis de l’homme étaient les principales régions à l’origine du plaisir sexuel, et les principales à procurer l’orgasme. Le clitoris et le pénis sont également les principales régions du corps à l’origine des apprentissages du comportement sexuel. C’est pour ces raisons que le clitoris est la région du corps la plus stimulée au cours des activités sexuelles.

 

Les activités sexuelles stimulant le clitoris font partie des activités préférées des femmes fréquemment citées, (cunnilingus, pénétration vaginale, masturbation…), et qui procurent un maximum de stimulations internes (tactile, pression, chaleur) sur l’ensemble du clitoris (partie externe, gland du clitoris et parties internes, bulbes). Ces activités sexuelles procurent le maximum de plaisir érotique.

Cette préférence pour les activités érotiques génitales, tant chez les femmes que chez les hommes, favorisent les activités qui permettent la fécondation et la reproduction. De plus, l’orgasme féminin, induit par la stimulation externe ou interne du clitoris, provoque des contractions utérines qui facilitent la remontée des spermatozoïdes vers l’ovule, ce qui facilite bien sûr la fonction reproductrice.

Les observations ont démontré qu'aujourd’hui chez les hominidés (être humain, chimpanzé, bonobo, orang-outan, gorille) et le dauphin, le comportement sexuel n’est plus seulement un comportement de reproduction, il a évolué vers un comportement érotique. Notre système de récompenses a évolué.

Lire le dossier Wikipédia sur le système de récompense:

Aujourd’hui toute femme bien portante, qu’aucune contre-indication physique ou psychologique n’empêche d’avoir un orgasme, peut en avoir un. Elle peut apprendre.

D’ailleurs la seule thérapie sexuelle qui se soit avérée efficace et la masturbation dirigée. C’est une thérapie qui consiste à apprendre aux femmes à se masturber et à atteindre l’orgasme suivant des instructions. C’est une démarche qui a beaucoup de succès.

Aujourd’hui on ne peut donc plus parler de femmes an-orgasmiques, mais on parle de femmes pré-orgasmiques; c’est-à-dire qu’elles n’ont pas encore appris à avoir des orgasmes.

Seulement 14% des femmes ressentent une sensibilité au niveau du vagin. Toutes les femmes par contre sont clitoridiennes.

Le clitoris est fait pour le plaisir, l’orgasme et la reproduction.

 

Il est rare que les hommes et les femmes soient encouragés à simplement observer et explorer les organes génitaux.

Énormément de femmes arrivent à leur maturité sexuelle sans avoir jamais regardé la merveille qui se niche entre leurs jambes. Commencez donc en utilisant un miroir, seule ou accompagnée de vos partenaires.

Il existe autant de façons de vous masturber que peut en créer votre imagination. Il existe donc autant de façon de découvrir votre plaisir. Et même si le rapport Hite en révèle 6, cela me semble encore trop restrictif.

 

La masturbation peut se pratiquer sur le dos, sur le ventre, en petites cuillères, droite sur vos genoux, en serrant fortement les cuisses, devant un miroir, devant vos partenaires, avec des objets du quotidien, avec vos draps, avec des sex-toys, avec du gel, des liquides, des textures (alimentaire par exemple), votre pommeau de douche ou autres jets, par stimulation vaginale et clitoridienne simultanées, avec l’aide de vos partenaires. Elle peut être douce, rapide, pressante, lente, continue ou saccadée, en vous frottant, en effleurant, en massant, et même en dansant. Bref vous aurez compris votre imagination n’a pas de limite.

L’idée est de ne pas se restreindre à un rituel habituel au risque de solliciter continuellement les mêmes zones au détriment des autres tout autant réactives et orgasmiques. Aux risques également d’en arriver à la conclusion que vous êtes la seule à pouvoir vous substanter.

Que vous soyez la seule à connaître votre plaisir ne signifie en aucun cas que vous ne pussiez pas l’enseigner à vos partenaires. Communiquer donc sur votre plaisir, l’autre n’est pas devin et dans la plupart des relations (hétérosexuelles), il n’est pas non plus une femme. Vous êtes donc la mieux

placée pour lui apprendre. Puisque vous aurez exploré tous les différentes possibilités d’accéder à vos plaisirs.

Beaucoup de personnes partent du principe que les orgasmes féminin ou masculin sont similaires, mais ils présentent en réalité plusieurs différences. D’une part, la montée de la tension sexuelle peut prendre plus de temps chez une femme, cependant ce délai est bien plus court lorsqu’une femme se masturbe et se concentre sur son plaisir.

Une autre différence cruciale entre les orgasmes féminins et masculins est que, lorsque les hommes ejaculent pendant l’orgasme, cela signe généralement la fin de la rencontre sexuelle.

On pourrait dire des femmes qui n’ont pas encore exploré leur capacité multi-orgasmique innée qu’elles ont “masculinisé” leur orgasme, pour pouvoir correspondre physiquement à leurs partenaires masculins. Il est donc important de ne pas considérer comme obligation le fait de jouir en même temps qu’un homme et avec la même urgence.

 

Voilà donc tout ou partie des raisons pour lesquelles les sex-toys stimulateurs clitoridiens sont des amis bienveillants de la découverte et de l’exploration de vos plaisirs. Ils sont les jouets pour adultes les plus vendus.

Souvent petit et discret, certains peuvent passer inaperçu dans votre sac à main. De plus en plus performant, avec des designs souvent fort sympathiques.

Fairy Mini Lilou Plaisir

Fairy Mini Lilou Plaisir

Mon préféré est sans nul doute le stimulateur de clitoris vibro massant de type Fairy Mini, une machine puissante, spécialisée dans le plaisir et l’orgasme féminin.

Considéré souvent comme la meilleure gamme de stimulateur clitoridien sur le marché, il fournit des orgasmes multiples et intenses.

Plusieurs vitesses disponibles, pour des plaisirs variés et profonds, des vibrations puissantes. Un interrupteur ajuste la puissance de douce à intense.

C’est un ami merveilleux, que vous soyez débutantes ou expérimentées.

Le Fairy Mini (et ses analogues) a une tête douce de la taille d’une balle de golf. Les bords arrondis et légèrement dentelés sont doux afin de fournir des heures de jeu passionnant.

Si vous souhaitez que le toucher soit plus doux encore, essayez ce sex-toy à travers un drap, une couverture ou vos vêtements.

Parfaite combinaison entre dimension et puissance, il se connecte au secteur 220-230V pour ne jamais être à court de batterie. Il est réalisé en plastique hypoallergénique.

Le seul petit point négatif est de mon point de vue un câble électrique bien trop court, prévoyez donc une rallonge.

Je vous conseille également pour plus de fluidité, l’utilisation d’un lubrifiant à base d’eau. Nettoyez bien votre sex-toy avant et après utilisation.

Voilà, voilà ce petit dossier est terminé, vous savez maintenant pourquoi il est important de connaître et d'explorer votre clitoris. J’aurais pu bien sûr vous en mettre quelques couches de plus, mais je préfère vous proposer d’aller expérimenter.

J’attends bien évidemment vos retours et questions. Pour les filles qui souhaitent une séance de découverte ou de masturbation dirigée, vous avez mon numéro sur la page (si, si en haut, lève les yeux), je vous attends avec grand plaisir.

Et n’oubliez pas, personne ne peut savoir comment faire avec votre clitoris si vous ne le connaissez pas vous-même.

Tout plein d’orgasmes à toutes et à bientôt.

 

Virginie Ollivier

Source (en partie): Michèle Dominici, Le clitoris, ce cher inconnu.

Pour trouver votre sex-toys spécialement conçus pour la stimulation clitoridienne, rendez-vous sur la page de Lilou Plaisir

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