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Virginie Ollivier

AUTEUR et Occasionnellement : Thérapie de la relation à soi et aux autres, Massothérapie - MANOSQUE Contact:06-85-39-70-83

De la feuille de rose à la découverte d’un plaisir abyssal.

Feuille de rose Sodomie

Feuille de rose Sodomie

Il est de bon augure de parler des plaisirs masculin, mais restreindre la stimulation anale au seul plaisir des hommes homosexuels est une interprétation fallacieuse des délices d’une exploration sexuelle plus aventureuse.

 

Le plaisir anal est encore un tabou. Quelle ironie! Il existe donc des tabous au sein même d’un autre tabou qu’est la sexualité. Nous n’avons donc pas fini de dédramatiser le plaisir.

 

Certes partir dans l’exploration de la zone anale n’est pas en soi essentiel dans une sexualité posée principalement sur un désir de reproduction. Mais vous savez qu’il me tient à cœur de signifier que la sexualité est bien plus que cela et j’aime redonner au plaisir charnel ses lettres de noblesse.

Et puis c’est génial de voir des articles faire l'apologie de la sodomie, mais c’est bien aussi de vous donner quelques petits conseils de base concernant la pratique, sinon vous allez vite vous retrouver dans la merde. (Smiley clin d’oeil)

Je vous encourage donc cher amants, peu importe vos orientations sexuelles, à mettre de côté vos présupposés sur le plaisir anal et à aller explorer ce territoire inconnu. Car en effet, l’anus fait comme le reste parti de notre corps.

 

L’anus composé de tissus érectiles et de multiples terminaisons nerveuses, à la propriété de donner des sensations uniques de plaisir extatique. Il peut donc être envisagé comme un atout supplémentaire au répertoire des plaisirs partagés.

 

 

Ce petit bouton de Rose.

 

Le tabou sur le plaisir anal prive un grand nombre de personnes, d’une expérience d’extase hors du commun.

Souvent considéré comme sale, j’aime à penser qu’il est le dernier recoin d’ombre que l’on offre, dans une confiance réciproque préétablie.

Que nous soyons hommes ou femmes, il y a une odeur de honte dans le plaisir anal, un goût d’inhibition, d’interdit aussi, qui le rend à la fois répugnant et attirant.

Je souris souvent quand j’entends des personnes en pleine engueulade se lancer un “je vais t’enculer”. Je trouve ça très poétique et je me dis alors qu’ils ne se rendent pas compte de ce qu’ils disent, car le sexe anal est sans nul doute, s’il est bien fait, extrêmement savoureux.

 

“Les préférences sexuelles des cultures pré abrahamiques étaient moins influencées par les questions de moralité que par les goûts et les choix personnels. Les Grecs et les Romains ne considéraient pas l’anus comme une zone interdite, et n’associaient pas exclusivement les plaisirs anaux avec l’homosexualité. Même si cela peut nous choquer aujourd’hui, la pédérastie entre enseignant et élève était considérée comme moyen de transmission de la sagesse. Dans son Histoire de la sexualité, une oeuvre en trois volumes publiée entre 1976 et 1984, le philosophe Michel Foucault explique qu’il n’y avait pas d’homosexuels dans l’Antiquité, seulement des actes et des pratiques homosexuelles. Ce que nous appelons aujourd’hui bisexualité était alors considérée comme une expression normale de la sexualité: une réponse naturelle et érotique à la vérité, à la beauté et à la vertu. Des actes homo-sexuellement matures, homme et femmes, étaient tolérés, sinon acceptés, même si ceux qui pratiquaient exclusivement des relations entre personnes du même sexe étaient considérés en des termes un peu moins favorables. L’exception la plus flagrante à cette règle se trouve dans Le Banquet de Platon: le philosophe y soutient que l’armée devrait idéalement être composée d’amants du même sexe. Le Bataillon sacré de Thèbes était formé de trois cents hommes qui répondaient à ces critères; ils furent renommés pour leur courage intrépide au combat. J’aime à croire que ce précieux sentiment d’amour et le désir vital de continuer à s’aimer poussaient effectivement ces hommes à se comporter en soldat héroïques”

La Bible du Boudoir -  Betony Vernon

La Bible du boudoir, Betony Vernon Mon livre de chevet

La Bible du boudoir, Betony Vernon Mon livre de chevet

L’anus a longtemps était considéré comme la seule partie du corps humain, commune aux deux genres et donc comparable (avant la découverte de la prostate masculine). De nos jours, il est vrai que les pratiques anales sont souvent associées à la communauté gay, les hommes et les femmes hétérosexuels sont encore beaucoup trop réticents à cette aventure. De plus il est toujours plus facile, comme dans toute expérience nouvelle et connotée, de la proposer à son ou sa partenaire plutôt que de le demander pour soi.

Que ce soit une demande “pour soi” ou une proposition “pour l’autre” un consentement physique et verbal est plus que nécessaire, je dirais même obligatoire, et ceci même lorsque vous êtes avec votre partenaire depuis longtemps ou qu’il vous semble ne plus avoir besoin de demander. Comme toutes pratiques sexuelles nous pouvons et avons le choix d’être d’accord à un moment et de ne plus avoir envie à un autre. Rien n’est jamais acquis pour toujours.

 

L’homme hétérosexuel aura tendance, même s’il y pense en secret, à ne pas aborder le sujet voire même à s’en défendre, par peur d’être vu comme gay, ou de le devenir.

La femme hétérosexuelle, elle, craindra qu’on la pense trop délurée, excessive, voire obsédée. Le paradoxe entre la sainte et la nymphomane est encore bien présent et il semblerait même que nous soyons de nouveau confrontés à des valeurs pudibondes au fur et à mesure que nos libertés sexuelles croisent.

 

Une des peurs liée aux pratiques sexuelles anales est la peur que ces pratiques soient douloureuses. Elles peuvent l’être en effet. L’anus est riche en terminaisons nerveuses, sa sensibilité peut parfois susciter de la douleur, si l’approche est mal faite et/ou trop violente. Il est donc important d’aborder ce bouton de rose avec une énorme délicatesse.

La fonction d’élimination des déchets, elle, confère à cette partie du corps une émotion de dégoût. Et même dans les familles où petit enfant nous n’avons pas été réprimandé d’avoir joué avec notre “caca”, l’aversion de la défection, les grimaces à l’odeur, au changement de couches, aux déjections en tout genre ont imprégné nos mémoires. La répulsion est donc, en partie, normale. Inutile de s’en défendre ou de l’exacerber, elle fait partie du jeu.

 

Le jeu, parlons-en. Car tout est bien plus simple quand on joue. Un jeu peut-être commencé et terminé à tout moment, il n’y a dans la sexualité qu’elle soit anale, buccale ou génitale aucune obligation de finir la partie.

Je ne le répéterai jamais assez, la seule partie savoureuse dans tout rapport humain qu’il soit sexuel ou d’autre natures est la communication. Le véritable enjeu est là, la véritable expérience est celle de “se dire”.

De la feuille de rose à la découverte d’un plaisir abyssal.
De la feuille de rose à la découverte d’un plaisir abyssal.
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De la feuille de rose à la découverte d’un plaisir abyssal.

Quelques conseils:

 

La première des prérogatives est bien évidemment la communication. Prenez le temps d’aborder le sujet avec votre partenaire. Ne lésinez pas sur les questions et soyez francs (franches) dans vos réponses. Un climat de confiance et d’acceptation est le seul outil nécessaire et indispensable à toutes pratiques. Interdiction formelle de transgresser les souhaits, les désirs, les droits de votre partenaire. Gardez à l’esprit que c’est un moment extrêmement précieux, avec une personne qui vous est chère.

Votre approche si vous êtes le donneur, doit être délicate, plus la durée des préliminaires sera lente et longue, plus vous susciterez une dilatation de l’anus qui le rendra toujours plus réceptif aux stimulations. Calez-vous sur la respiration de votre partenaire.

Si vous êtes receveur, pensez à votre respiration. Respirez lentement, c’est vous qui donnez le tempo.

 

Bien évidemment il existe des risques inhérents à la pénétration anale. Pensez donc aux préservatifs. Que la pénétration soit faite avec vos doigts, un sex-toy ou un pénis, il est extrêmement important de porter son attention sur une hygiène irréprochable. Pour cela il existe pour le receveur différents lavements (douche rectale, poire de lavement, sacs ou bocks à lavement). Utilisez de préférence l’eau à toute autre solution chimique vendue dans le commerce.

Si vous êtes le donneur, vous devez également penser à votre hygiène. Insistez sur vos mains, nous avons souvent tendance à les oublier, elles sont cependant porteuses d’une foule microbienne considérable (inspecter vos ongles). Si vous utilisez des sex-toys, même prérogatives hygiéniques.

Quoiqu’il en soit il est préférable d’utiliser des préservatifs. Il en existe de différentes tailles et textures pour votre plus grand plaisir et également spécialement conçus pour vos doigts.

 

Même si vous pensez que la salive suffira comme lubrifiant, et que vous avez passé un moment délicieux dans l’exercice de la feuille de rose “anulingus”, sachez que la salive n’est pas aussi efficace qu’un bon lubrifiant. Aussi préférez les lubrifiants à base de silicone, d’eau ou de glycérine aux lubrifiants à base d’huile qui laissent des résidus insolubles dans les canaux anaux ou vaginaux et qui comme la vaseline ou les huiles pour bébé sont difficiles à éliminer et non compatibles avec le latex. Un bon lubrifiant (Glycérine, Silicone ou Eau) évitera la douleur, l’inconfort, les échauffements et les irritations.

 

Une fois que votre Bouton de Rose a été nettoyé, vous pouvez tout d’abord vous initier en solitaire. Apprendre à explorer votre masturbation anale afin de mieux vous connaître et savoir quoi proposer et que demander à votre partenaire. Vous pouvez comme dans la stimulation vaginale utiliser un miroir. Utiliser avec abondance un lubrifiant et surtout prenez votre temps. Explorer tout d’abord les plaisirs externes, avant de vous aventurer à l’intérieur de votre caverne intime. Aventurez-vous avec lenteur, délicatesse et douceur extrême. Prenez le temps de sentir les turgescences, explorez, prenez conscience des multiples sensations que la stimulation et la pénétration vous procurent et surtout ne forcez jamais l’expérience si d’aventure vous y découvririez une gène. Qu’elle soit physique ou psychologique, cessez l’expérience, peut-être pour y revenir ultérieurement. Si vous le souhaitez ou que vous avez besoin de renseignements, pensez à demander conseil à un professionnel. Ne restez pas sur une mauvaise expérience, parlez-en.

 

Si vous explorez par la suite des jeux anaux avec votre partenaire, pensez à verbaliser vos plaisirs comme vos déplaisirs.

Si vous êtes le donneur dans ces jeux, restez attentifs à votre partenaire, respectez son rythme. J’insiste sur le fait que vous devez rester à l’écoute de son consentement. Même si vous connaissez très bien votre partenaire, attachez-vous à lire son langage corporel. Plus que tout à cet instant soyez dans le don approprié.

C’est le receveur qui donne le tempo, c’est lui ou elle qui dit si le jeu peut continuer, si vous pouvez avancer, à quel rythme, comment.

Prenez un long moment de préliminaire, régalez-vous de la pratique de l'anulingus, lentement faites monter la pression.

Tout au long de cette exploration, pensez à lubrifier abondamment. Faites des pauses, laissez au receveur le temps d’apprécier le moment, de se détendre au fur et à mesure que vous avancez. Allez-y lentement, centimètre par centimètre. Lorsque vous sentez que les tensions se relâchent, vous pouvez avec l’accord du receveur avancer un peu plus.

Si votre partenaire prend plaisir, laissez le/la vous guider.

Si votre partenaire, au contraire vous demande d'arrêter, ne vous retirez pas d’un coup sec, demandez-lui d’expirer et sur l’expiration retirez-vous.

Si vous stimulez en même temps les organes génitaux, vous remarquerez que le sphincter anal se serrera fermement, ne confondez pas ce rétrécissement avec une tension de mal-être, c’est un reflex de stimulation, normal et lié au plaisir.

Si votre partenaire receveur est un homme, son pénis ne rentrera pas nécessairement en érection durant la pénétration anale, ceci, en effet n’est pas un indicateur de plaisir. Certains hommes, séparent ces deux stimulations et se focalisent plutôt sur l’une que sur l’autre. Cumuler les deux excitations serait pour certains trop émotionnel. Ils préféreront ressentir pleinement chacun de ces plaisirs distinctement. D’autres en revanche auront une excitation pénienne très développée.

 

Si votre partenaire est un homme et qu’il vous invite à continuer vous pouvez alors localiser la prostate. Elle se trouve environ à sept centimètres de profondeur, derrière la paroi supérieure du rectum.

Vous la sentirez en faisant le geste, en direction du nombril, qui consiste à inviter quelqu’un à venir vers vous avec votre doigt. Comme la prostate féminine, la prostate masculine répond volontiers à un massage circulaire, délicat et profonde. Encore une fois prenez votre temps, observer attentivement votre partenaire et calez-vous sur ses désirs et son approbation.

Une fois arrivé à un très haut degré d’excitation l’homme peut émettre un liquide prostatique, blanc et épais.

 

De nombreux sex-toys peuvent également vous permettre de profiter pleinement de ces plaisirs anaux, seul ou en duo.

En voici quelques modèles ci-dessous:

De la feuille de rose à la découverte d’un plaisir abyssal. Sex-toys.
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Retrouver ces produits, si vous êtes sur Montpellier dans la Boutique:

Lilou Plaisir 9 Place Saint-Come, 34000 Montpellier 

Ou sur leur site 

Lilou Plaisir Montpellier

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Peu  importe vos orientations sexuelles, l’exploration anale est une source de plaisirs enivrants et intensément riche d’apprentissage de votre jouissance, et ceci aussi bien pour les femmes que pour les hommes. L’orgasme combiné d’une pénétration anale et vaginale simultanée est bien sûr extrêmement puissant.

Alors?

A vous de jouer.

 

Pour plus de précision, vous pouvez, bien sûr, me contacter.

 

 

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