Homme-Femme-Escargot

Publié le par Virginie Ollivier

Homme-Femme-Escargot

Comme je l'ai déjà mentionné dans d'anciennes publications, on ne peut aider les autres que si l'on a travaillé et travaille encore sur soi.

Depuis quelques mois j'ai décidé d'observer mon comportements face à mon cycle menstruel. Vous savez ce caractère fort sympathique que l'on peut avoir à l'approche ou pendant nos menstruations. Donc j'observe et paf je me rends bien compte que le "qu'est-ce que t'as?, t'as tes règles?!" balancé par mon entourage et si souvent entendu, est fondé. Et oui m.... (merde), ils ont raison, je suis imbuvable, irascible, oui oui irascible, soyons franches, désagréable n'est pas le mot juste, il a tout au plus l'avantage de minimiser les choses.

Alors je sais bien ce que certains vont répondre, c'est hormonal. Soit, donc on se contente de mettre ça à l'extérieur, puisque c'est hormonal, je ne peux rien y faire!!...Pas sûr!

Je suis une exploratrice, je l'ai toujours été et j'ai besoin de descendre à la source pour comprendre les fondements de mon fonctionnement. Donc j'ai observé la magnifique peste que je pouvais être pendant la semaine qui précède mes règles (oui je sais j'enrobe encore un peu). Le mois dernier je dis à mon cher-et-tendre (en un mot, oui ça existe, je viens de l'inventer), thérapeute de son état: "Amour (c'est son petit nom c'est mignon non?), aides moi à observer mon état, chaque mois une semaine avant mes règles, mon humeur se dérègle." Nous partons donc en exploration.

Comme par magie... rien! humeur égale, plutôt agréable, comme d'hab. Elles arrivent et Vlan!!, mon corps ne répond plus, mes mains tremblent, mes jambes aussi, un noeud se fait dans la poitrine, j'observe. J'ai gagné une semaine, une semaine de gagnée en osant accepter la situation et la donner en partage. Mais maintenant, je fais quoi avec ça?

Deux thérapeute sous le même toit et bien ça thérapeute grave. Il faut trouver la cause, retourner à la source.

Depuis toujours je perçois le monde à travers mon prisme. Petite je me suis toujours senti en décalage avec les autres, souvent il m'est arrivé de me retrouver au milieu d'adultes en me disant "je ne veux surtout pas être ça quand je serais grande". Ce serait bien long à vous expliquer et cela fera peut-être lieu d'un autre article, mais je n'ai jamais compris le clivage homme/femme, pour moi les gens devraient s'aimer, en dehors du genre. Nous devrions être attiré plus par l'émanation d'une personne que par son genre et ce qu'il représente. Pourquoi un petit garçon ne pourrait-il pas mettre de jupe, pourquoi une petite fille n'a t'elle pas le droit d'aimer la Formule 1. Les hommes au boulot, les femmes en cuisine, et même si les choses ont beaucoup changer, regardez autour de vous, Un pilote, Une Servante, La Terre, Le Ciel, même le genre des mots détermine le genre de l'humain.

Le jour ou j'ai eu mes premières menstruations, je suis devenue Une Femme, j'ai dû par désespoir de choix revêtir le rôle prédestiné et rigoureux que l'on a établit pour Elles. Rassurez vous messieurs, vous n'êtes pas de reste, et combien d'entres vous ont endossé le rôle de Mâle Dominant par conditionnements?

Combien sommes nous a vouloir être des escargots?

Etre un homme ou une femme c'est accepter une condition, l'accepter parce qu'on nous l'impose, car nous n'avons pas le choix de faire autrement.

Ce jour là donc j'ai dû accepter "de force" de devenir un être sexué. Chaque mois depuis lors mes règles (et oui le mot est très parleur, ce sont des règles!) me rappellent l'obligation d'être dans le rôle d'une femme. Depuis ce jour, je ne suis plus libre, j'ai des règles imposées. Le reste du temps, il m'est bien égal de faire une lessive ou de cuisiner, je le fais avec plaisir, mais cette semaine là, mes menstruations viennent me dire, tu es conditionnée pour faire ça!

Cela veut dire, que dans cette vie, je suis venue expérimenter la non-dualité à travers le corps d'une femme. Et la non-dualité avant de la pratiquer avec les autres il faut se la donner à soi-même. Accueillir en soi la possibilité d'être mère (terre nourricière) et celle aussi d'être père (ciel, donner savoir, expériences et réflexion).

Chacun de nous à une vision très différentes de la vie, un prisme propre qui fait qu'il réagit d'une manière ou d'une autres aux événements. Ce prisme détermine notre histoire, de même que notre histoire réajuste notre prisme.

L'accompagnement thérapeutique pratiqué ici par mon compagnon m'a permis de mettre en lumière, d'observer, d'accueillir et d'accepter un conditionnement bien enfoui.

Et vous qu'elle est votre prisme?

Virginie Ollivier

Thérapie Psycho-corporelle

Publié dans Reflexion

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