Femme

Publié le par Virginie Ollivier

Femme

Je ne suis pas femme! Enfin pas tout à fait, enfin je ne sais pas, je suis la femme que j'imagine femme. Cette femme que je voulais être et qui peu à peu prend forme.

Longtemps je me suis laissé berçer par les conditionnements sociaux, par les conditionnements familiaux, par l'image de la mère, de ma mère. Je ne voulais pas ressembler à une caricature de ménagère US des années 50. Ce que je voulais, c'était être libre, libre d'être, libre de penser, libre de vivre.

Je suis entrée en guerre comme on entre dans les ordres.

J'ai voulu être un homme, parce que de mon point de vue alors, ils avaient tous les droits. J'ai agis comme eux enfin ce que je pensais être eux. Je suis parti au combat, j'ai revêtu ma belle armure, j'ai usé et abusé de mes charmes pour pouvoir les conquérir et ensuite les castrer. Leur dire comme on donne une leçon "non, ce n'est pas ainsi que tu dois te comporter avec la femme". Je suis parti à la pêche et j'ai péché des poissons de plus en plus gros, de plus en plus têtus, de plus en plus fort, de plus en plus pervers. J'étais si aveugle, si revendicatrice, que je ne voyais pas qu'eux mêmes avaient leurs propres conditionnements. Les mêmes que les miens, des années de conditionnements inter-générationnels.

C'était là ma perversité, mon attitude têtue, mon sens de la domination que je mettais au grand jour, à travers ces relations.

Épuisée, j'ai rendu les armes un soir gris de prise de conscience. Je me suis rendu compte que le problème ne venait pas de l'extérieur, il ne venait pas d'eux, non, ni des conditionnements. Il venait de mon attitude, de ma prise de position, il venait du fait que j'étais l'instigatrice de ces relations déchus. Qu'il ne tenait qu'à moi d'inverser la tendance, que je devait regarder le monde et moi-même avec plus de bienveillance, que le statut de la femme dans cette société, dans ce monde dépend de ce que moi femme je veux être.

J'ai puisé dans mes névroses. Aujourd'hui je nettoie mes conditionnements, j'épure ma matrice, je me re-connecte à mon essence profonde, celle d'être humaine.

Dans ce corps d'hommes ou de femme, nous expérimentons la dualité, nous sommes des êtres en devenir, enfermés dans des conditionnements, dans des clivages, dans la dualité de nos doctrines judéo-chrétiennes, où on ne sait plus très bien si le ciel et la terre communiquent, s'ils sont co-dépendants ou co-créateur d'un monde nouveau.

Qui sommes nous vraiment, profondément, intensément?

Que voulons nous transmettre autour de nous, aux générations futures, quel message d'espoir laisser à nos anciens, celles et ceux qui ont cheminé, parfois en force et en souffrance vers le mieux. Quel message donner aux générations futures, comment leurs donner l'envie d'avancer encore? d'épurer la condition, homme/femme? comment leur faire comprendre que nous sommes l'un et l'autre, l'astral et la matière en un corps réuni.

Qui es tu toi, lorsque tu te regardes dans ton propre miroir, quand tu t'observes dans le miroir de l'autre?

Dans certaines de mes séances j'utilise ce miroir comme outils thérapeutique, parce qu'il m'a reflété tant de vérités, que j'aime à le partager aujourd'hui. Nos interactions aux autres ne sont elles pas le reflet parfais de nous mêmes? Accepter ce reflet c'est accepter son être profond, c'est accepter d'être soi.

Merci à toi, à vous hommes qui avez croisés mon chemin, merci à tous ceux qui le croiseront encore. Merci à vous femmes qui avancez vers le chemin de l'unité. Merci à nous, de nous prendre en considérations, chacun avec notre histoire personnel, individuelle et unie

 

Aujourd'hui j'accepte d'être au Monde.

Virginie Ollivier

 

Pour plus d'informations consultez le blog http://www.letoucherducoeur.fr/

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sista ninie 22/04/2016 22:01

Magnifique . . .

Merci de nous offrir ce témoignage Gai Ri Soeur !

"Aujourd'hui j'ai accepté d'être au Monde." Waw :)

Virginie Ollivier 23/04/2016 17:53

Merci, c'est avec beaucoup de plaisir que j'accueille ce commentaire; Belle soirée à vous