La fabuleuse aventure conjugale

Publié le par Virginie Ollivier

La fabuleuse aventure conjugale

Bien souvent, on arrive en consultation au bord de la rupture, parfois même nous l'avons déjà validé. Nous nous appliquons alors à vouloir comprendre, nous trouvons très facilement des causes extérieures, il ou elle a fait le ceci ou cela, il ou elle ne voulait pas avancer...

La relation est le jeux du nous et du je. Et quel magnifique terrain d'exploration. Le couple est sans nul doute le plus bel exemple de nos interactions avec les autres. Oui mais, combien sommes nous à envisager nos relations de cette manière, combien sommes nous a dire:. "Ok, nous nous plaisons, alors vivons ceci comme une expérience, regardons nous évoluer, allons chercher nos côtés sombres, observons nous et puis si ça ne marche pas, nous aurons vécu une belle histoire." Non ..., nous ne nous disons pas cela, nous tombons amoureux comme on tombe dans un précipice. Nous nous enfermons, nous projetons sur l'autre tellement de désirs, d'attentes que nous l'attachons (d'ailleurs ne dit pas "je suis très attaché à cette relation"?). C'est sur lui ou elle que tout repose, notre futur, toutes nos prochaines réalisations. Nous demandons à notre compagnon ou compagne, de nous rassurer, de nous sécuriser, de nous épauler, de nous valoriser, de nous comprendre. Et ils le font, car eux aussi ont les mêmes attentes. Alors nous restons ainsi, dans cet état amoureux, dans ce doux nous jusqu'à ce que le je se réveille.

"... Le nouvel enjeu sur le plan de de l'intimité, ne se pose plus en termes de sacrifice de l'un pour l'autre, mais bien de la façon suivante: être unis tout en continuant d'être deux individus à part entière, être deux sans cesser d'être unis. "

N'y a t-il pas d'amour heureux? Guy Corneau

La fabuleuse aventure conjugale

Le je que nous avons délibérément enfermé, finit par étouffer, il se rebelle. Oh ça ne vient pas du jour au lendemain, parfois cela prend des années, de manière très insidieuse il grossit et finit par éclater dans une crise. Nous commençons alors une profonde descente dans les abîmes du mensonge et des fausses excuses. L'autre ne comprend plus, il a changé, si ça ne va pas c'est de sa faute... A quel moment prend on conscience que nous sommes les artisans de cet état de fait, à quel moment osons nous nous regarder avec bienveillance et nous poser les bonnes questions?

Alors à ce moment là, parfois déboussolés et encore en amour, nous consultons. Nous trouvons un prétexte pour aller seul ou en couple demander de l'aide. Pour savoir comment passer cette "crise".

Peut-être devrions nous prendre conscience qu'il ne faut pas en arriver à ce stade et que c'est au moment même ou commence la relation que nous avons besoin de faire retour.

Il n'y a pas de recette miracle pour vivre parfaitement le couple, je sais seulement qu'il faut en passer par l'expérience, par le dialogue, le partage, par le nous sans l'abandon du je. Il faut se tourner vers l'intérieur, s'observer, examiner chacune de ses réactions, sans jugement et avec amour et être capable de les donner à l'autre comme on offre un cadeau. "Voilà ce que je suis, moi avec ma part d'ombre et ma part de lumière, et je te l'offre. Veux tu avancer avec moi sur ce chemin?".

L'aventure conjugale est un fabuleux terrain de je (jeux), une mine d'informations. Jouez les explorateurs, savourez la découverte de vos coins d'ombre, la culpabilité, le doute, la jalousie, la confrontation... Apportez y de la lumière, transformez les.

Tout au long de ce trajet, à tout moment vous pouvez demander votre chemin, le but n'est il pas de faire de ce chemin, une voie sacrée? Comme dans la vie de tous les jours, comme dans nos rapports sociaux, familiaux ou professionnels, apprenons à demander de l'aide.

N'oublions jamais que le plus beau est bien souvent autant dans le voyage que dans la destination, il ne tient qu'a nous d'embellir le parcours.

Il serait dommage de reproduire encore et encore les mêmes schémas, de déceptions en déceptions sans jamais nous demander où nous avons pêché. Combien de fois ai je entendu, "c'est toujours la même chose"? Combien de fois allez vous le penser sans vous remettre en question. La cause n'est jamais à l'extérieur, nous attirons à nous l'expérience parfaite pour apprendre.

Mais souhaitez vous apprendre?

Souhaitez vous vraiment que cela vous transforme, ou préférez vous rester dans cette zone confortable que vous connaissez si bien? Finalement le risque ce n'est que de passez à côté du bonheur, mais voulez vous vraiment être heureux où préférez vous avoir raison?

Pour finir, je souhaite vous faire partager un extrait d'un texte d'Osho, que j'affectionne particulièrement.

Belle route à tous.

Virginie Ollivier

La fabuleuse aventure conjugale

"La relation compte parmi les mystères. Et comme elle existe entre deux personnes, elle dépend de l'une et de l'autre.

Chaque fois que deux personnes se rencontrent, un monde nouveau est créé. Rien que par leur rencontre, un nouveau phénomène voit le jour - un phénomène qui n'existait pas auparavant, qui n'avait jamais existé. Et par ce phénomène nouveau, les personnes sont toutes deux changées et transformées. Sans relation, vous êtes une chose ; sitôt en relation, vous en devenez une autre. Quelque chose de nouveau est apparu. Lorsqu'une femme devient amoureuse, elle n'est plus la même femme. Lorsqu'un homme devient père, il n'est plus le même homme.

Un enfant vient au monde, mais nous perdons complètement de vue un point : au moment où naît l'enfant, naît également la mère. Celle-ci n'existait pas avant. La femme existait, mais la mère n'avait jamais existé. Et une mère est quelque chose d'absolument nouveau. La relation est crée par vous et ensuite, à son tour, la relation vous crée.

Deux personnes qui se rencontrent, c'est deux mondes qui se rencontrent. La chose n'est pas simple, mais au contraire très complexe, la plus complexe qui soit. Chaque personne est un monde en elle-même : un mystère complexe, avec un lointain passé et un futur éternel.

Au départ de la relation, seules les périphéries se rencontrent. Mais si la relation croît en intimité, devient plus proche, devient plus profonde, alors peu à peu, les centres commencent à se rejoindre. Lorsque les centres se rejoignent, c'est ce qu'on appelle l'amour. Lorsque les périphéries se rencontrent, cela s'appelle faire connaissance. Vous prenez contact avec l'autre, de l'extérieur, juste à partir du bord : vous faîtes alors connaissance. Fréquemment, vous vous mettez à appeler votre rencontre amour. Vous êtes alors dans l'erreur. Faire connaissance n'est pas aimer.

L'amour est chose très rare. Rencontrer quelqu'un en son centre, c'est passer soi-même par une révolution, car si vous voulez rencontrer quelqu'un en son centre, il vous faudra lui permettre d'arriver, lui aussi à votre centre. Il vous faudra devenir vulnérable, absolument vulnérable, ouvert. C'est risqué. Laisser arriver quelqu'un à votre centre est risqué, dangereux, car vous ne savez pas ce qu'il va vous faire. Et une fois tous vos secrets connus, une fois votre intimité dévoilée, une fois que vous êtes complètement exposée, que fera-t-il ? Vous ne le savez pas. Et la peur est là. C'est pourquoi nous ne nous ouvrons jamais.

Une simple rencontre, et nous pensons que l'amour est arrivé. Les périphéries se touchent et nous croyons que nous nous sommes rencontrés. Vous n'êtes pas votre périphérie. En réalité, la périphérie est la frontière où vous finissez, c'est la palissade qui vous entoure. Ce n'est pas vous ! La périphérie est le lieu où vous finissez et où commence le monde. Même des maris et des femmes qui auraient vécu ensemble depuis de nombreuses années peuvent être des étrangers, ils ne se connaissent pas l'un l'autre. Et plus longtemps vous vivez avec quelqu'un, plus vous oubliez complètement que vos centres sont restés inconnus.

La première chose à comprendre est donc : ne confondez pas relation, couple et amour. Même si vous faites l'amour, même si vous avez une relation sexuelle, le sexe est, lui aussi, à la périphérie. A moins que les centres se rencontrent, le sexe n'est que la rencontre de deux corps. Et la rencontre de deux corps n'est pas votre rencontre. Le sexe, lui aussi, reste une relation superficielle - physique, corporelle, mais toujours superficielle. Mais vous ne pouvez permettre à quelqu'un de pénétrer jusqu'en votre centre que si vous n'avez pas peur, que si vous n'avez aucune crainte.

Aussi, je vous dis qu'il y a deux sortes d'existence. L'une est dirigée par la peur, l'autre par l'amour. Vivre dans la peur ne pourra jamais vous permettre une relation profonde. Vous restez craintif et vous ne pouvez laisser faire l'autre : vous ne pouvez lui permettre d'entrer en vous vraiment jusqu'à votre cœur. Vous tolérez l'autre jusqu'à un certain point, et puis c'est le mur et tout s'arrête.

Celui dont la vie est tournée vers l'amour est l'être religieux et spirituel. Etre tourné vers l'amour veut dire : ne pas avoir peur de l'avenir, ne pas avoir peur du résultat ni des conséquences : vivre ici et maintenant. (…)"

Mon chemin, le chemin des nuages blancs, Osho

La fabuleuse aventure conjugale

Virginie Ollivier

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Publié dans Couple, Sexothérapie

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