Estime de soi

Publié le par Virginie Ollivier

Estime de soi

Définition:

L’estime de soi est un concept extrêmement complexe, un besoin très contemporain, et qui soulève bon nombre de controverses auprès des spécialistes de la psychologie sociale quand il s’agit de le définir, d’en déterminer les origines ou encore d’envisager des solutions.

Plusieurs définitions conceptuelles de l'estime de soi globale ont été proposées, et parmi celles-ci celle de Rosenberg (1979, 1985) apparait sans doute comme l'une des plus digne d'intérêt. Selon Rosenberg l'estime de soi élevée est un indicateur d'acceptaton, de tolérance et de satisfaction personnelle à l'égard de soi tout en excluant les sentiments de supériorité et de perfection. De plus l'estime de soi élevée implique le respect pour soi-même. Rosenberg différencie deux niveaux de respect, soit les niveaux inconditionnel et conditionnel. Le respect inconditionnel suppose que l'individu se respecte en tant qu'être humain, indépendamment de ses qualités ou accomplissements alors que le respect conditionnel comporte une conguence entre les standards personnels de compétence, de moralité, d'excellence et les sentiments d'accomplissement à l'égard de ces standards. Selon Rosenberg, l'absence d'un respect conditionnel différencie la personne ayant une estime de soi élevée de celle possédant une faible estime de soi.

Les personnes qui ont une mauvaise estime d’elles-mêmes ont tendance à douter d’elles, à hésiter, à se remettre en question, à quêter l’approbation des autres.

Elles ont de la peine à passer à l’action et lorsqu’elles vivent des réussites, elles estiment que c’est grâce aux autres ou à la chance, ce qui n’augmente pas l’estime d’elles-mêmes.

Par contre en cas d’échec, elles se dévalorisent, ce qui diminue l’estime d’elles-mêmes. Toutefois les personnes à basse estime de soi sont souvent reconnues pour leurs qualités humaines et leur sens de l’écoute.

C'est un manque d'auto-amour!

L'estime de soi conditionnel

« j’aime car… ». L’estime de soi est subordonnée au regard des autres et dépendante de qualités ancrées au sein des canons sociaux ou culturels (réussite, beauté, jeunesse, etc.). Une grande importance est accordée alors à deux aspects : à l’image dégagée d’une part, et à l’opinion que l’autre exprime d’autre part. Du fait de cette dépendance à l’entourage, cette forme d’estime de soi apparaît ainsi fragile et très instable, souvent anticipée pour la justification. Elle est fréquemment mise en exergue dans les situations défensives afin d’atténuer une sensation d’insécurité.

L'estime de soi inconditionnel :

« j’aime. ». Cette forme d’estime de soi totalement autonome implique que l’individu soit en accord avec une valeur qu’il s’est accordé sans tenir compte - ou malgré – le jugement de l’autre. Cette forme d’acceptation consciente et intégrale de soi apparaît être la plus fondamentale pour l’individu, car authentique et dénuée de toute notion de dépendance

L’idéal est un équilibre harmonieux entre ces deux formes. En pratique, chaque profil de vécu montre la temporaire affirmation d’une forme plus spécifique en fonction d’une situation donnée.

L’estime de soi comporte une multitude de témoins situés dans les champs de ses propres sentiments (confiance, fierté, honte, colère, doute, anxiété, peur de l’échec…) ou de ses opinions en rapport avec son environnement (convictions, qualités, valeurs, appréciations, incapacités, incompétences, défauts…). Ces témoins déterminent la nature positive ou négative de l’estime de soi.

L’estime de soi provient des jugements que nous portons sur notre image de soi , en fonction de notre propre hiérarchie de valeur. L’estime de soi est donc le résultat de multiples mesures ou évaluation de nos images de soi sur une échelle de valeur. L’estime de soi est en lien étroit avec le sens que les individus ont de leur propre identité et leur manière de se percevoir. Elle est donc avant tout conditionnée par les croyances sur notre propre valeur ou mérite.

Estime de soi
Maslow et l'estime de soi

« L’estime de soi est à l’esprit ce que la nourriture est au corps ».

A. MASLOW considérait l’estime de soi comme un élément clé de sa hiérarchie des besoins humains de base, au sommet de laquelle on trouve l’auto-actualisation de soi ou accomplissement de soi. Selon MASLOW, les besoins d'un niveau ne peuvent être satisfaits que si les besoins du niveau inférieur l'ont été auparavant. Une totale auto-actualisation de soi n’est pas atteignable, ce terme désignant plutôt l’idée d’un processus en cours que nous poursuivons tout au long de notre vie. L’auto-actualisation dépend donc d’un développement continuel de notre potentiel, et non pas d’une tentative d’être parfait.

Pour A. MASLOW, la construction d’une estime de soi constitue un des aspects les plus important du processus de croissance humaine. Son concept d’estime de soi englobe le besoin de respect de soi, de confiance en soi, de pertinence de ses actions et de valeur personnelle ; tous ces facteurs étant nécessaires à l’expérimentation de son accomplissement. En développant notre potentiel, on se nourrit soi-même et on peut arriver « à nous aimer nous-même comme nous aimons Dieu » .
En développant son potentiel, on apprécie de plus en plus sa propre valeur, sa propre importance et on construit ainsi le socle d’une bonne estime de soi.
Le concept de soi est ici constitué par la carte que nous traçons de notre identité à partir de nos croyances relatives à nos potentiels et nos limitations. Les croyances soutiennent ou restreignent de nombreux aspects de notre identité et intègrent des caractéristiques individuelles perçues comme désirables ou pas. L’estime de soi est donc en rapport avec le niveau de l’identité, et avec les croyances de la personne à propos de son identité. L’estime de soi est l’écart existant entre l’état présent de la perception de mon identité et l’état désiré de cette perception.
Une mauvaise estime de soi est donc liée aux perceptions identitaires et celles-ci viennent souvent de la confusions de niveaux de logique et de la possibilité de fusionner deux niveaux logiques différents : celui du sujet qui agit et celui de l’objet de l’action. Le sujet peut s’identifier ou être identifié à une partie de son environnement (un citadin, un marin, un campagnard, un alcoolique…), à ses comportements (joueur de foot, formateur, peintre, chanteur…), à ses capacités (décisionnaire, intellectuel, manager, vendeur, découvreur…), à ses valeurs ou croyances ( croyant, athée, de gauche ou de droite, libéral…), et au rôle ou mission jouée dans un système plus vaste (familial, professionnel, géographique et racial, humain…)
Ces définitions constituent une partie de la « carte de l’identité », ou une carte de surface et sont potentiellement limitantes car incomplètes.
Une mauvaise estime de soi est le plus souvent liée aux croyances d’une personne à propos de ses capacités.
Dans une situation donnée une personne va juger l’atteinte d’un objectif impossible avec un sentiment « Je suis sans espoir », car elle n’a pas les capacités attendues « Je suis sans ressources », ou car elle ne le mérite pas « Je suis sans valeur »

Pour Alexandre Dumas « une personne qui doute d’elle-même est comme un homme qui voudrait s’engager dans les rangs de ses ennemis pour porter les armes contre lui-même ».

Estime de soi

Quelques conseils:

Nous pouvons développer notre estime de soi en nous basant sur la vision positive de soi, la confiance en soi, l'amour de soi ou l'amitié envers soi.

Certains se définissent comme "la somme de leurs actes". D'autres peut-être se définissent-ils comme "la somme de leurs pensées", d'autres encore comme "la somme de leurs sentiments".
Nous pouvons amplifier notre propre sentiment d'efficacité personnelle
Nous pouvons ressentir et oser exprimer nos émotions.
Nous pouvons être, accepter et apprécier ce que nous sommes.
Nous pouvons reconnaître notre valeur
Nous pouvons également favoriser des relations de qualité, des amitiés... en travaillant notre confiance aux autres et au monde.

L'estime de soi est donc à consolider au niveau de l'être, du ressentir, du faire et de se sentir reconnu.
S’appuyer sur les déterminants de l’estime de soi : la connaissance de soi, les sentiments d’appartenance, de compétence et de confiance…

Souligner l’importance de sa capacité de gérer ses relations dans les trois principaux éléments de l’estime de soi : rapport à soi, rapport aux autres et à l’action…

Lutter contre ses complexes et ses jugements, éviter le poids du conformisme social et du miroir aux alouettes de la médiatisation, accepter de voir les vrais problèmes en évitant la tentation de l’imposture et du mensonge sur soi-même, s’occuper de son corps, de son moral, aller vers les autres sans honte ni ridicule, sans jalousie ni envie ni regrets, dans la confiance, trouver sa place…

Estime de soi

Vivre le moment présent


Il est plus facile de prendre conscience de nos émotions et sentiments lorsque nous sommes bien ancrés dans le moment présent plutôt que dans les souvenirs du passé ou l’anticipation de l’avenir. Le manque d’estime de soi-même se reflète aussi dans l’incapacité de profiter de ce qui se passe ici et maintenant. Les personnes peu sûres d’elles ou qui se mésestiment doutent constamment de leurs choix, entretiennent la croyance qu’il manque constamment quelque chose à leur bonheur, qu’elles ne sont jamais à la bonne place au bon moment, que le gazon est toujours plus vert chez le voisin… Elles sont souvent à la recherche de ce qu’elles ont déjà, étant incapables d’en jouir, et ne trouvent jamais. Elles sont alors insatisfaites, malheureuses et, en bout de piste, renforcent leur mésestime d’elles-mêmes.

Nous aurions intérêt à développer des croyances plus aidantes, entre autre celles que nous sommes à la bonne place et au bon moment. Cela requiert, bien sûr, une bonne flexibilité, c’est-à-dire la capacité de faire face aux situations inconfortables et de les intégrer rapidement en les réinterprétant autrement. L’estime de soi-même est un indice de cette capacité à faire face aux changements, qu’ils soient ou non souhaités par la personne.
Il s’agit de simples conseils indépendants de toute situation pathologique qui devra faire l’objet d’une psychothérapie spécifique.

Estime de soi

L'estime de soi dans le protocole Edonis

La mauvaise estime de soi peut déboucher sur des troubles tels que le trac, la boulimie ou encore la honte. Vous pouvez y mettre un terme !
Le massage Edonis, inclue les techniques originelles du massage californien, proposant une approche globale et holistique de la personne.
La séance centrée sur l’estime de soi met en lien votre corps et vos composantes psychologiques et émotionnelles.
La technique Edonis : une approche psycho-corporelle qui a fait ses preuves depuis 4 décennies.
En stimulant certaines zones corporelles (mains, cou, ventre), je vais contribuer à vous faire prendre conscience des liens envers vous-même et viser à les réunifier.
Le toucher de votre corps va réactualiser les vécus inachevés, à l'origine de blocages et de comportements inappropriés.
L'accompagnement dans une séance Edonis vous permettra d’aller à la rencontre de vous-même.

Finalement, et en guise de conclusion, voici une invitation à une petite prise de conscience. Alors qu’il nous apparaît naturel de donner crédit aux autres pour leurs talents, leurs réalisations, de vanter les mérites de tel film ou de tel restaurant, nous sommes souvent mal à l’aise de parler de nos propres réalisations. Encore un produit de notre éducation où amour de soi se conjuguait avec orgueil. Et pourtant, l’amour de soi est une condition première à l’amour des autres. Comme nous avons appris à nous critiquer, nous pouvons apprendre à faire taire en nous la voix de la critique et surtout nous pouvons travailler à développer celle du Protecteur. Elle pourra nous supporter, nous rappeler nos talents, nos qualités, notre unicité. Autant la voix du critique interne que celle du Protecteur sont des créations nées de l’habitude. Ainsi, nous avons le choix de développer l’une d’entre elles pour voir s’éteindre l’autre avec le temps.
Comme on peut le constater, il est possible de changer des conditionnements et de ne pas rester prisonnier de notre éducation. L’estime de soi-même est vraiment un passeport pour une vie satisfaisante. Mais il faut être persuadé qu’on le mérite et qu’on
le peut.

Virginie Ollivier

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