La Douleur

Publié le par Virginie Ollivier

La Douleur

Comprendre la douleur: Expérience subjective d'un désordre physique.

Quel que soit son mécanisme initiateur somatique, neurologique ou psychologique, la douleur proprement dite constitue dans tout les cas une expérience subjective et un phénomène complexe comportant une part cognitive, émotionnelle au-delà de la simple perception sensoridiscriminatrive.

Comme dans d'autres systèmes sensoriels, le décodage du message nociceptif n'est pas strictement proportionnel au stimulus et varie beaucoup selon les individus, voire chez un même individu selon les contextes. La douleur peut manquer dans de nombreux cas anatomiques où elle était pressentie ou apparaître avec une anatomie apparemment normale.

Du fait de ces caractéristiques sensorielles, certains auteurs considèrent que la douleur se rapproche plus de la perception d'un état de besoin, d'alerte (signal d'alarme) comme la faim ou la soif plutôt que d'un système sensoriel comme la vision ou l'audition.

Si la douleur occupe une place spéciale parmi les perceptions, c'est du fait de sa composante affective particulière qui fait partie intégrante de l'expérience douloureuse et lui confère sa tonalité désagréable, agressive, pénible, difficilement supportable. Si la douleur impose un traitement symptomatique, c'est à cause de cet impact sur l'individu.

Emousser la tonalité affective d'une douleur représente déjà une forme de succès d'un traitement. Elle est déterminée, non seulement par la cause de la douleur elle-même, mais également par son contexte.

La signification de la maladie comme l'incertitude sur son évolution sont autant de facteurs qui vont venir moduler le vécu douloureux.

Cette composante affective peut se prolonger vers des états émotionnels voisins comme l'anxiété ou la dépression.

La composante cognitive. Le terme cognitif désigne l'ensemble de processus mentaux qui accompagnent et donnent du sens à une perception en adaptant les réactions comportementales : processus d'attention, d'anticipation et de diversion, interprétations et valeurs attribuées à la douleur, langage et savoir sur la douleur, avec les phénomènes de mémoire d'expériences douloureuses antérieure personnelles, décisifs sur le comportement à adopter.

La composante comportementale englobe l'ensemble des manifestations verbales et non verbales observables chez la personne qui souffre, mais aussi les réponses végétatives et réflexes qui nécessitent le recueil de données.

Ces manifestations assurent aussi une fonction de communication avec l'entourage.

Les réactions de l'entourage peuvent interférer avec le comportement de la personne douloureuse, contribuer à son entretien. Ainsi, la douleur chronique comporte toujours une part de construction culturelle et social.

La Douleur
La Douleur

Le recueil de données

L'évaluation de la douleur doit se faire dans une approche bienveillante du patient, par une écoute attentive, dans la disponibilité et la confiance.

Les facteurs a prendre en considérations sont multiples : économique, affectif, cognitif, comportemental, mais également la demande du patient face à cette douleur.

Mais comment peut-on mesurer quantitativement un phénomène aussi subjectif et multifactoriel que la douleur d'autrui ? Reconnaître l'existence d'une douleur est déjà très important, mais l'évaluer, c'est-à-dire la quantifier, est une étape essentielle et indispensable pour un accompagnement efficace.

Chaque personne sera donc son propre témoin et les évaluations comparatives sont utiles.

L'évaluation de l'intensité de la douleur ne peut se concevoir que dans un processus plus large d'évaluation.

Les outils

  • Le vocabulaire de la douleur recèle des indices potentiels pour évaluer non seulement la globalité de l'expression douloureuse, mais aussi ses dimensions respectivement « sensorielle » et « affective ».
  • Il existe différentes échelles d'évaluation de la douleur (EVS, EN, EVA, QDSA, échelles comportementales).
  • Le bilan psychologique

L'évaluation de la personne non communicante reste cependant très difficile. Il est très important de pouvoir l'évaluer et l'utilisation d'échelles comportementales de la personne âgée donnent d'importants renseignements.

Les moyens non-médicamenteux

Divers moyens physiques et psychologiques peuvent induire un effet analgésique.

  • Les stimulations thermiques
    • Le froid
    • Le chaud
  • La Kinésithérapie
  • L'approche cognitivo-comportementale
    • L'objectif est d'aider la personne à accroître sa tolérance à la douleur, à mieux l'accepter et à mener des activités aussi normales que possible.
    • Les techniques de relaxation, sous leurs diverses formes, ont une place importante. Elles aident la personne à mieux contrôler sa douleur et à utiliser la relaxation préventivement face aux situations stressantes susceptibles de majorer la douleur.
      • La relaxation
      • Dans le langage courant se relaxer signifie se reposer, se détendre.
      • Mais il ne suffit pas de vouloir se relaxer pour y parvenir, pour avoir un état global de relâchement musculaire, de détente physique et mentale que l'on appelle « état de relaxation ».

L'état de relaxation se caractérise par un état physiologique et psychologique de détente et de bien-être appelé « réponse de relaxation ».

Cette réponse de relaxation est incompatible à la réaction d'urgence ou d'alerte que représente la douleur, le stress ou toutes émotions négatives. Il ne faut pas penser que la réponse de relaxation est imaginaire.

Les réponses somatiques (relâchement musculaire, baisse de la fréquence cardiaque, de la fréquence respiratoire et artérielle, augmentation de la chaleur cutanée, dilatation des vaisseaux) et psychologiques (état de calme, de bien-être et de tranquillité) peuvent être facilement observables. La composante cognitive est également très appréciable car elle permet un détournement de l'attention de la douleur.

La relaxation est également un moyen de retrouver un sommeil de qualité. La relaxation est un moyen de lutte avant, pendant et /où après toutes expériences douloureuses.

L'apprentissage est indispensable pour savoir « plonger » rapidement dans un état de relaxation profonde. La tension est toujours le signal d'alarme pour obtenir une réponse de relaxation.

Il existe différentes voies vers la relaxation :

  • La musicothérapie
  • Le Reiki
  • L'hypnose
  • La sophrologie
  • Le Biofeedback
  • Le massage
  • La méditation
  • La réflexologie
  • Le travail respiratoire
  • Le yoga
  • Le Shiatsu
  • et bien d'autres encore, la liste n'est pas exhaustive...

A côté des techniques comportementales qui s'adressent directement à la douleur, toutes les formes de psycho-thérapies peuvent être proposées.

Ce que je propose.

Dans le cadre d'un accompagnement lié à la douleur, je vous recevrez afin de déterminer, avec bienveillance, vos besoins.

A partir de ses besoins, nous établirons les séances. Ainsi nous élaborerons un plan d'action afin de mettre à mal la douleur au travers d'un suivi conversationnel et de l'aide précieuse des différentes techniques de relaxation.

N'hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements.

Au plaisir de vous recevoir.

Virginie

La Douleur

Publié dans Thérapie individuelle

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